Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ

Les résultats de ma recherche sur le Nouveau Testament, à laquelle la relecture de l’Evangile de Luc a servi d’impulsion, sont désormais intégralement publiés aux éditions Publibook (www.publibook.com), 14, rue des Volontaires, Paris 15e. Il s’agit d’une édition en ligne et sur papier.

La publication comprend deux ouvrages en trois volumes. Le premier ouvrage comporte trois tomes en 2 volumes. Il est intitulé:

Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ – I, II et III

Ce premier ensemble expose le détail de la recherche et de l’argumentation. Il est fondé sur une analyse linguistique et sur la critique textuelle des documents qui permettent de comprendre quelles ont été les sources des écritures du christianisme (outre les évangiles, Les Actes des Apôtres, quelques passages parmi les lettres de Paul de Tarse, les fragments de Papias de Hiérapolis, la première lettre de Clément de Rome aux Corinthiens et les lettres d’Ignace d’Antioche, pour citer les documents essentiels). Ces documents sont bien connus des spécialistes ; il m’est apparu nécessaire de reprendre leur analyse et la lecture attentive de la langue dans laquelle ils ont été écrits (le grec) parce que la tradition critique véhiculée à l’intérieur des institutions ecclésiastiques est, dans plus d’un cas, biaisée par des présupposés dogmatiques insuffisamment soumis à examen. J’ai notamment été conduit à remettre en cause la validité de la théorie dominante dite « des deux sources »: au cours de l’enquête, il est apparu que « Marc » n’est pas la source de Luc et de Matthieu en ce qui concerne les « actes » de Jésus; la source des paroles de Jésus de Nazareth n’a pas été orale, mais écrite. Jésus de Nazareth n’était pas une sorte de prophète hugolien, un hallucine de l’arrière monde, mais, vraisemblablement, un rabbi thérapeute, qui se proposait une réforme radicale du judaïsme en remettant en cause ses deux institutions constitutives, celle du temple (refus des sacrifices pour des raisons politiques et économiques) et la loi mosaïque en tant que Loi d’Alliance.

L’ouvrage est donc intitulé Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ.

Il est subdivisé en trois parties.

Premier volume
Tome I – La condamnation à mort

Cet ouvrage est une analyse des derniers jours de Jésus de Nazareth à l’appui du récit que nous lisons dans « Luc ». Il comprend les chapitres suivants:

1 – « Flavius Josèphe, Jésus de Nazareth et les experts »

2 – Intermède : une fable politique (Luc, 19, 11-27)

3 – Entrée messianique dans Jérusalem : un cortège carnavalesque

4- Mettre fin aux sacrifices (Luc, chapitre 20)

5 – Le sanhédrin condamne Jésus de Nazareth à mort pour blasphème, sur la foi d’un lapsus

(Luc, chapitre 22).

7 – Les autorités de Jérusalem obtiennent que Pilate consente à une exécution arbitraire (luc, chapitre 23, première partie)

8 – La crucifixion (Luc, chapitre 23, fin).

 

Second volume
Tome II – La fabrique du Nouveau Testament

Ce tome II comprend les chapitres suivants:

Chapitre premier – Où il est question de sources

Chapitre 2 – Un récit d’un disciple et un recueil de paroles remontant à Jésus de Nazareth

Chapitre 3 – Un repérage historique : le prologue du 3e évangile et la conclusion des Actes des Apôtres

Chapitre 4 – Silas, un compagnon de Paul de Tarse, traducteur en grec de l’enseignement de Jésus de Nazareth et narrateur des péripéties pauliniennes

Chapitre 5 – Marc et l’invention du genre « Evangile »

Chapitre 6 – S’il y a eu sacrifice, il faut des sacrificateurs: la lettre de Clément de Rome aux Corinthiens et l’invention de l’épiscopat, autrement dit l’introduction des « sacrificateurs »(prêtres) dans les communautés nazaréennes.

Chapitre 7 – L’interprétation sacrificielle de la mort sur la croix et l’Ecriture de l’Evangile sous la conduite éditoriale d’Ignace d’Antioche

Chapitre 8 – Achèvement de l’Ecriture: l’expression du sang divin (la « prière » sur le Mont des Oliviers)

Chapitre 9 – Récapitulation : l’histoire du Nazaréisme jusqu’à l’exclusion de la synagogue et l’écriture de l’Evangile. De Jésus de Nazareth (28-30) à Ignace d’Antioche (110-115). Polycarpe de Smyrne, premier inquisiteur de l’Eglise, fait brûler les archives.

Chapitre 10 – En guise d’appendice: la fabrique des noms. Simon > Céphas > Pierre / De Silas à Loukas en passant par Silvanus.

 

Tome III – Restituer l’enseignement de Jésus de Nazareth. Etablissement du texte grec.

Première partie

1. L’évangile de Marc n’est pas la source de Silas, traducteur du récit oral en araméen de Simon, noté par Jean-Marc, et du recueil des paroles du maître, notées par Lévi, le receveur des taxes

2. Une comparaison entre Marc et « Luc » : le conférencier et le paralytique ou la parole de Jésus (« Luc » = Silas) n’est pas encore la parole du Fils de Dieu (« Marc »)

3. Adjonctions à la synthèse primitive du récit de Simon et du recueil des paroles dans l’évangile de Luc. Du texte de Silas (années 60) à l’évangile attribué à « Luc » (110-115)

4. Critères de langue permettant d’expurger le texte de Silas, écrit dans le grec de la koinè, de ses éléments étrangers : Septantismes, aramaïsmes, hébraïsmes

5. Analyse de la langue du début du chapitre 16 de l’évangile de Luc: des intrusions reflétant l’idéologie essénienne ou des sadocides (prêtres juifs dissidents)

6. Le grec de Silas est conforme au grec de la koinè. Réciproque : lorsque la langue déroge au grec de la koinè, nous avons affaire à du texte interpolé.

7. Examen d’un champ lexical

8. Reconstitution du récit de Simon à l’aide de la synthèse de Silas: les transformation du récit de Simon par « Marc » (l’évangéliste)

Résultat : les Actes et Paroles de Jésus de Nazareth extraits de l’évangile de « Luc »

 

Seconde partie.

Reconstitution du texte grec
Bibliographie de l’ensemble de l’ouvrage (tomes I à III)

    Le tout occupe 802 pages.

Troisième volume:

Actes et Paroles authentiques de Jésus de Nazareth

Ce troisième volume, destiné à tout lecteur intéressé par la figure de Jésus de Nazareth et par son enseignement, est intitulé Actes et Paroles authentiques de Jésus de Nazareth (il s’agissait d’attirer l’attention sur le fait que le texte proposé ne comporte, des évangiles, que ce qui peut être attribué à Jésus de Nazareth. Le texte des « Actes et Paroles », est précédés d’une Présentation, qui résume ce qui, du premier ouvrage, est indispensable pour comprendre sur quelles bases l’enseignement a été reconstitué.

 

I – Présentation

Elle consiste en un exposé succinct de l’ouvrage précédent (Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ, I, II, III) comprenant les subdivisions suivantes :

1. Un peu d’histoire et de « catéchisme »

2. Examen critique : la théorie de la source orale des évangiles

3. L’écriture des évangiles ne peut être fondée sur une tradition apostolique

4. Les archives des Nazaréens (des disciples de Jésus de Nazareth)

5. Première synthèse et traduction en grec des Actes et Paroles de Jésus de Nazareth par un compagnon de Paul, nommé Silas

6. Ignace d’Antioche et l’Ecriture de l’Evangile

7. Retour aux sources

8. Essai d’histoire du Nazaréisme (~30 à ~90) et des commencements de l’Eglise (à partir de la fin du premier siècle)

9. L’enseignement de Jésus de Nazareth a-t-il un intérêt pour nous ?

Lexique

II – Les Actes et Paroles de Jésus de Nazareth selon la synthèse rédigée en grec de la koinè au début des années soixante de notre ère par Silas, Judéen hellénophone contemporain de Jésus de Nazareth, compagnon de Paul de Tarse.

Traduction du texte grec et notes

Au terme de l’un ou l’autre parcours, le lecteur découvrira – en suis-je vraiment marri pour lui ? – qu’aucun Fils de Dieu ne s’est incarné en Jésus de Nazareth, qu’il n’y a jamais eu, bien sûr, de conception virginale, pas même, ce qui était mieux de l’ordre des possibles, d’apôtres élus par le Nazaréen, que ce dernier n’est malheureusement pas mort sur la croix volontairement, en se sacrifiant par amour des hommes qu’il voulait sauver, que, dans l’hypothèse où Dieu existe et où il a donné « sa » vie aux hommes, il est absurde de supposer qu’il pourrait en user, avec eux, à la façon d’un tyran ou d’un despote en leur demandant de payer le don qu’il leur a fait. Tout n’est pas perdu : il reste un enseignement, dont je considère personnellement qu’il recèle de belles formules. Ce qui, de cet enseignement se dégage, c’est une figure humaine d’une rare qualité. Je ne connais aucun intellectuel de l’Antiquité qui ait porté une telle attention à la condition des besogneux et qui ait réfléchi de manière aussi aiguë que la sienne aux causes politiques, économiques, religieuses de leurs souffrances et des humiliations qu’ils doivent quotidiennement subir. Que ses disciples aient cru à sa résurrection et que, sur cette croyance, ils aient fondé un pacte de confiance (une foi) en la justesse de son enseignement reste un pivot de l’histoire méditerranéenne. Malheureusement, tout ce que cet enseignement comportait de libérateur pour les femmes et les hommes de son époque, tout ce qu’il comporte encore de libérateur pour nous, a été remodelé, modifié, transformé, masqué en une doctrine qui remettait au cœur de l’existence humaine l’obéissance à Dieu, et à ses interprètes autorisés, les membres de la hiérarchie sacerdotale. La réforme protestante a manqué, hélas! l’essentiel ; elle n’a délivré ni véritablement de l’autorité cléricale, ni de l’esclavage du péché.

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