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Les Ouvrages d’André Sauge :
De l’épopée à l’Histoire. Fondement de la notion d’historié, Franfort /Main, 1992 (thèse de doctorat soutenu à l’université de Genève)

Epuisé

 

L’Iliade, poème athénien de l’époque de Solon, Berne, 2000

A la différence de ce que dit un compte-rendu critique, pourtant pas malveillant, l’ouvrage comprend de nombreux indices (aucune preuve, mais un faisceau d’éléments convergents) qui rendent vraisemblable la commande du récit à un aède à Athènes, dans les années qui ont suivi un élément décisif de la réfome de Solon (vers – 593), l’interdiction pour les grands seigneurs de vendre comme esclaves, pour non-paiement de leurs dettes, des hommes libres habitant le territoire de l’Attique. Je considère que, de cette décision solonienne, date la naissance de la « citoyenneté ». Achille n’est pas décrit, dans l’Iliade, comme un héros magnifique, mais comme un petit criseux qui trépigne parce qu’on lui a enlevé son joujou divin. Aucun personnage contemporain ne peut se reconnaître dans ce portrait: il lui faudrait d’abord renoncer à son délire. Disponible www.peterlang.com

Les degrés du verbe. Sens et formation du parfait en grec ancien, Berne, 2000

Je ne suis pas linguiste en tant que tel, mais il m’a fallu défendre une des affirmations de ma thèse : le parfait d’un verbe que les savants classent dans les « perfecto-présent », εἰδέναι, peut avoir une valeur causative et peut signifier « faire voir » (faire identifier l’essence de quelque chose). Est histor (même famille que eidenai) celui qui trouve le détour qui permet de savoir qui dit vrai dans une procédure contradictoire ou qui peut légitimement réclamer pour lui telle valeur, tel titre, telle compétence, etc. Le problème de l’historien est 1 – de rapporter du passé ou de ce qui se déroule sur un espace éloigné (un « reporter » est un historien) des informations crédibles, 2 – et peut-être surtout, de rédiger un type de récit qui rassure le lecteur sur le fait qu’il n’est pas en train de lire une fiction. Disponible www.peterlang.com

 
Iliade: récit, langue, écriture, Berne, 2007

Suite de l’argumentation de l’ouvrage de 2000. Comme entre 2000 et 2007 le texte de l’Iliade n’a pas changé, la thèse est restée invariable. L’ouvrage apporte des compléments d’information sur le récit, notamment sur la relation entre Achille et Patrocle ; il confirme l’idée qu’Achille n’est pas retourné au combat par amitié, mais par défi envers le monde divin. La section sur la langue défend par exemple la thèse qu’il est impossible de dater des passages des épopées homériques à l’appui de l’idée qu’il y existerait des « formules » de plus ou moins haute antiquité ou facture. Enfin la section sur l’écriture défend la thèse que la valeur de certains graphèmes (oméga / êta par exemple) n’est pas univoque, que l’écriture des deux épopées homériques se situe au VIe siècle, à Athènes, que le fils de Pisistrate, Hipparque, est le commanditaire d’une réécriture des deux épopées vers 520.  Diponible www.peterlang.com

 

Sophocle lecteur de Freud, lang, Berne, 2009

Le premier chapitre de l’ouvrage est l’analyse d’une notion grecque (χρή) qui permet ensuite de récuser l’idée que, selon la mise en scène qu’en propose Sophocle, Oedipe, soit  aurait été victime du destin, soit aurait été une marionnette manipulée avec plus ou moins de plaisir sadique par les dieux. A l’arrière-plan de la pièce de Sophocle, il y aurait une conception selon laquelle un individu qui prétend détenir une clef universelle de la connaissance de soi ou de l’autre nécessairement s’aveugle ou est victime d’un aveuglement. De là j’ai été conduit au « Cas Dora » et à faire l’analyse de cette analyse, utilisant un argument sophocléen pour retourner sur / contre / à Freud ses propres armes. La jeune fille a « donné », à son interprète, en raison de la muflerie de ses interprétations, une gifle symbolique que le spécialiste de l’interprétation des symboles n’a pas comprise. C’est du moins la lecture que je propose du « Cas ». L’argumentation peut être étendue, à tout principe d’explication dont la prétention à la résolution ultime des problèmes de connaissance ne peut que verser, selon l’hypothèse sophocléenne, dans le délire.  Disponible www.peterlang.com

 

Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ Tome I – La condamnation à mort, Publibook, Paris, 2011

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A l’appui d’une analyse du récit que l’on appelle « de la Passion », dans l’évangile de Luc, je montre que l’esprit de ce récit dans Luc est fort différent de celui des autres évangiles : il raconte la mort d’un homme appelé Jésus de Nazareth, et non la mort « du Christ ». J’en déduis que l’évangile de Luc occupe une place à part dans le Nouveau Testament ; à partir de là, je me suis engagé dans une enquête sur le Nouveau Testament, publiée dans un second volume, intitulé

 

Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ Tome II – La fabrique du Nouveau Testament, suivi de III – Restitution de l’enseigenement de Jésus de Nazareth, texte grec.

Une relecture de l’évangile de Luc (prologue, notamment), des « Actes des apôtres » (conclusion notamment et histoire de Paul), des écrits du christianisme primitif (lettre de Paul aux Galates, notamment ; citations de Papias de Hiérapolis – années 80 – par Eusèbe de Césarée, historien de l’Eglise ayant écrit à l’époque de Constantin ; lettre de Clément de Rome écrite vers 95 et lettres d’Ignace d’Antioche, écrites vers 110) permet de montrer qu’il a existé des « archives » qui contenaient l’enseignement de Jésus de Nazareth, noté par un disciple du temps de la vie du maître, que ces archives ont été noyées à l’intérieur d’une entreprise systématiquement conduite de l’Ecriture du Nouveau Testament, au début du 2e siècle, au moment de la fondation de l’Eglise et de la définition de l’idéologie chrétienne.Disponible.

Actes et paroles authentiques de Jésus de Nazareth, Publibook, Paris, 2011

L’ouvrage comporte, dans sa première partie, une « Présentation » dans laquelle est rendue de manière synthétique l’argumentation développée dans « Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ »: rédaction d’une synthèse des notes écrites en araméen se rapportant à la vie et à l’enseignement de Jésus de Nazareth, traduction de cette synthèse par un Judéen hellénophone, nommé Silas, compagnon de Paul, histoire du mouvement « nazaréen », les conséquences de la guerre de Judée et de la destruction du temple, la mise en place de l’Eglise sous la conduite de prêtres juifs idéologiquement proches des esséniens, écriture du Nouveau Testament sous la conduite éditoriale probable d’Ignace d’Antioche. Cette « présentation » est suivie de la traduction en français, à partir du texte grec reconstitué  de la synthèse de Silas, de ce que j’affirme être en effet « l’enseignement authentique » de Jésus de Nazareth. De cet enseignement se dégage la figure d’un homme qui a récusé toute prétention « messianique » (royale), qui visait une réforme profonde de sa propre culture par la remise en cause de deux de ses piliers, l’institution sacrificielle du temple et l’idée d’une Loi d’Alliance (la loi mosaïque).

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A venir : une étude de l’Odyssée, accompagnée, éventuellement d’une traduction.