Werk ist Weg : Je marche et ne suis pas

Organe scientifique indépendant édité par André Sauge, Histor.ch a pour but d’accomplir une recherche linguistique qui n’hésite pas à reconsidérer certaines traditions philologiques. Il se veut compléter et parfois contester l’offre des revues hellénistes, afin de renouveler les connaissances de la langue grecque, et par conséquent la lecture des textes eux-mêmes. Sa matière? Tout le contenu du TLG, mais notamment la période archaïque grecque (poésie lyrique, épopée, etc.), Pindare, la tragédie, le Nouveau Testament.

Objets d’étude: la langue grecque ancienne ; la narration en vers hexamétriques (Homère, Hésiode, les Hymnes) ; le Ve siècle (Hérodote, la tragédie, etc.) ; la littérature néotestamentaire. L’auteur est notamment intéressé à démonter les « évidences savantes » : il considère que, avant d’être savamment analysés, tous les textes antiques doivent être soumis à un examen critique de leur fabrication. Et notamment : tout l’AT et tout le NT sont des produits fabriqués.

Deux rubriques mettent en évidence mes champs de recherche actuels. Dans la première, une analyse détaillée des de l’Odyssée, uniquement des chants qui concernent le retour d’Ulysse dans sa patrie (Athique plutôt qu’Ithaque) a pour fonction de compléter par un commentaire la publication de l’ étude intitulée Le retour d’Ulysse – Un traité d’économie politique. Une traduction nouvelle du récit du retour d’Ulysse sera peut-être publiée un jour.
Une seconde rubrique est consacrée à la poursuite de l’étude de ce que j’ai appelé la fabrique des textes sacrés. Une recherche sur « l’évangile » de Luc  a permis de démonter les théories autorisées de l’origine du christianisme. Je considère que cet ensemble de textes doit être abordé et traité de la même façon que les textes de la tradition « littéraire » grecque. J’ai donc procédé à un démontage des approches qui les traitent comme des textes « sacrés » ou « inspirés » et donc, de ce point de vue, à une remise en cause de la tradition des lectures « exégétiques ». En revanche, il m’importera de montrer qu’ils constituent un vaste dispositif « littéraire » quelle que soit la qualité du grec des auteurs, et que, en tant que tels, ils méritent la même lecture critique que n’importe quel autre texte des traditions littéraires.

Quoique un peu de fantaisie, un zeste d’invention, une gousse de provocation ne lui déplaisent pas, l’auteur a des prétentions à la rigueur: il risque d’être un peu trop réfrigérant pour les esprits frileux.

Je regrette de ne pas laisser d’adresse-Mail pour les contacts ; elle offre une opportunité aux sagouins de toute espèce d’user de leur langue comme d’une déchetterie.